OUMAR GUÈYE : “L’AQUACULTURE EST L’AVENIR DE LA PÊCHE”

Dakar, 13 mai (APS) – La validation de la Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche devrait induire permettre de développer le secteur de l’aquaculture, devenu “l’avenir de la pêche”, a soutenu, vendredi, à Dakar, le ministre de tutelle, Oumar Guèye.la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Gueye.
“La production de poissons par nos mers ne suffit plus à satisfaire la demande accrue des populations, d’où la nécessité de se tourner vers l’aquaculture qui est devenue aujourd’hui, l’avenir de la pêche”, a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Oumar Guèye présidait l’ouverture officielle d’un atelier de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture, un document élaboré de manière “inclusive et participative”, selon le ministre.
Ce processus a impliqué des partenaires financiers et techniques tels que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), la Banque mondiale, l’Union européenne, l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).
La nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture (LPSDPA) constituera le socle et le cadre de référence des interventions sectorielles de l’Etat et des partenaires au développement sur la période allant de 2016 à 2023, selon les services du ministère de tutelle.
“Cette Lettre vise ainsi à accélérer les réformes en cours dans mon département, à accroître leur efficacité en renforçant significativement la cohérence des interventions, des programmes et projets publics sur la base” d’objectifs “clairement définis”, a indiqué Oumar Guèye.
Il a cité, parmi ces objectifs, la gestion durable des ressources halieutiques et la restauration des habitats, le développement de l’aquaculture, mais aussi la promotion et la validation de la production halieutique et aquacole.
Des mécanismes de suivi avec des revues périodiques seront mis en place, pour une “mise en œuvre efficace” de ce document, a annoncé M. Guèye, avant de rappeler que la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, “fait perdre au Sénégal près de 150 milliards” de francs CFA par an.
“D’où la nécessité de mettre en place des moyens et des ressources suffisants pour lutter contre ce fléau mondial, en plus du nouveau code de la pêche qui prévoit des sanctions sévères pour lutter contre la pêche illicite (…)’’, a-t-il ajouté.
Dans cette perspective, le représentant de la FAO au Sénégal, Vincent Martin, a préconisé plusieurs mesures, parmi lesquelles la réorganisation des institutions du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Il a également préconisé l’adaptation du code de la pêche continentale à la situation actuelle du secteur, la mise e place d’un régime économique particulier pour l’aquaculture et le renforcement des capacités humaines du département.
Selon lui, ces pré-requis constituent un préalable à l’engagement de réformes majeures qui constituent “le gage d’une exécution efficace et efficiente des réformes contenues dans la nouvelle Lettre” de politique sectorielle.
SK/BK

Auteur de l’article : dooggle