Fort de Bakel

Construit entre 1818 et 1819, le Fort de Bakel est classé patrimoine historique mondial. Cette vieille bâtisse de la capitale du Gadiaga est construite sur une colline qui surplombe la ville. À l’instar du Fort de Dramane, une localité du Mali communément appelée Saint Joseph, ceuxdu village de Sindébou (village du département de Bakel) et Saint Pierre situé sur la Falémé qui sépare le Sénégal du Mali et de la Mauritanie, entre autres pays limitrophes du pays de la Téranga, le Fort de Bakel, autrement appelé Fort Faidherbe, a été repris vers 1820 sous forme de garnison qui pouvait contenir quelque 100 soldats, puisque c’est là que résidaient les Français. Ce Fort a été construit de sorte que ces soldats étaient en parfaite sécurité contre toute attaque extérieure. Ainsi, on se rappelle les affrontements que le guerrier Mamadou Lamine Dramé qui était à cette époque soupçonné de vouloir s’attaquer aux locataires, en l’occurrence les Blancs, avec à leur tête le capitaine Lefranc qui serait mort suite au malaria en 1886. Dans ces différents affrontements, les traitants locaux, parmi lesquels on retient les wolofs, avaient lutté auprès des Blancs contre ce guerrier et marabout soninké Mamadou Lamine Dramé qui mourut au courant de l’année 1887. La construction du Fort de Bakel signifiait beaucoup de choses. D’abord, le Fort servait de lieu de défense des Blancs et traitants locaux. Surtout, il devait abriter le siège du commandant du cercle avec une équipe composée d’administrateurs blancs communément appelés des «commandants de cercle». Ce qui fait que Bakel était une subdivision rattachée à Matam. Samba Diop fut nommé premier chef de cercle de Bakel alors que Ibrahima Sourang en était le premier préfet. La vue panoramique du Fort de Bakel se présente avec ses deux étages séparés l’un de l’autre par une petite passerelle établie en 1936. À l’intérieur, il y avait un magasin qui servait à garder des munitions. Des canons obliques se voient de loin un peu partout

Auteur de l’article : dooggle