LES PMA AFRICAINS VEULENT MISER SUR LES TIC POUR IMPULSER LEUR ÉCONOMIE

Accélérer la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul dans les PMA en mettant l’accent sur la connectivité à large bande, telle est la volonté des pays en développement sans littoral et les petits Etats africains insulaires en développement (UN-OHRLLS). Pour cela, ces Etats doivent mettre l’accent sur les nouvelles technologies de l’Information et de la Communication pour accélérer le processus de croissance économique, la création d’emplois, le développement social, etc.

«Dans les pays développés, les taux d’accès aux larges bandes fixe et mobile se sont situés, en 2016, respectivement à 30,1% et 90,3% alors que dans les PMA, au même moment, les abonnements au haut débit fixe et mobile ne représentaient en moyenne, que 0,8% et 19,4% de la population», a affirmé le ministre en charge du Budget Monsieur Birima Mangara qui présidait la cérémonie d’ouverture de la réunion des PMA le mardi 28 février 2017. Ainsi, investir dans le haut débit devient plus qu’une nécessité dans les PMA car, cela pourrait considérablement contribuer à l’amélioration de la production et de la productivité aussi bien au niveau des entreprises qu’au niveau agricole, et à la création d’emplois, notamment dans les secteurs tels que la finance, l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures qui sont des secteurs particulièrement utilisateurs des TIC.

Ces investissements vont contribuer sans nul doute à la réalisation de la plupart des objectifs du Plan d’Actions d’Istanbul et à l’atteinte des ODD, en l’occurrence l’ODD9 qui vise une amélioration significative de l’accès aux TIC et un accès universel et abordable au service d’internet dans les PMA à l’horizon 2020.

De ce point de vue, selon Monsieur Birima Mangara, « le numérique constitue une chance pour l’Afrique. La transformation numérique est la chance que les pays africains, en général, et les PMA africains, en particulier, doivent saisir pleinement. »

Pour Monsieur Masud Bin Momen, Représentant permanent du Bengladesh auprès des Nations Unies et par ailleurs Président du groupe de coordination des PMA, le Plan d’Istanbul encourage la connectivité pour réduire ainsi la fracture numérique entre pays développés et pays sous-développés. Selon lui, la large bande peut accélérer la croissance des TIC et par ricochet l’économie.

Pour assurer l’accès à la large bande, les PMA doivent développer l‘accessibilité aux TIC, à la formation et à l’éducation de leur population. Pour cela, ils ont besoin d’appui financier pour construire la large bande. Ainsi, la maitrise des TIC permettra aux pays africains de lutter par exemple plus efficacement contre les catastrophes naturelles de tout genre.

Pour Mme Bintou Djibo, Représentante des Nations Unies, les Etats africains doivent s’approprier les technologies de l’information et de la communication afin que leur développement ne soit pas laissé en rade.

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Auteur de l’article : dooggle